Les PAV informations et questions

Une séance du conseil municipal de Villard-Bonnot consacrée aux PAV en présence du vice-président de la CCLG en charge des déchets et d’un responsable technique [lire] et un point fait par la municipalité avec les services de la CCLG [lire] apportent quelques précisions et suscitent des questions sur lesquelles ce billet propose de faire le point :

(1) le mode de collecte : la perspective actuelle de la municipalité est celle de la solution mixte associant des PAV et une collecte porte-à-porte, cette dernière concernerait les ordures ménagères et, éventuellement, les emballages (dits non-fibreux). On peut consulter [ici] le schéma de collecte de la CCLG. Les personnes ayant des difficultés reconnues par le CCAS bénéficieraient d’un service à domicile toutes les deux semaines.

(3) le calendrier : la nouvelle collecte des déchets sera déployée en 2021. La municipalité doit avoir délibéré au plus tard le 30 septembre sur la modalité retenue.

(2) la taxe d’enlèvement des ordures ménagères : le choix de la solution mixte ferait passer la TEOM pour Saint-Ismier de 4,95% à 5,95% ou 6,95%.

Les questions, voire les remises en question, restent plus nombreuses que les certitudes qui, finalement, se réduisent au calendrier. Les lignes ci-dessous font l’inventaire de celles sur lesquelles nous demandons des réponses claire et rapides (au regard du calendrier) ; certaines de ces interrogations sont partagées par la municipalité [lire] :

(1) pourquoi le choix de la CCLG ? Le vice-président de la CCLG en charge des déchets, par ailleurs maire de Pontcharra, remarque que la solution porte-à-porte est retenue pour les communes du SIBRECSA dont fait partie sa ville, et que cependant le ramassage des déchets est deux fois moins cher [lire ici p.2]. Pourquoi la CCLG n’a-t-elle pas adopté cette solution et rejoint le SIBRECSA ? Cette organisation utilise le centre de tri de l’Y grenoblois pour les déchets triés [lire], pourquoi la solution PAV de la CCLG n’est-elle pas pleinement associée à Athanor ? [relire]

(2) quels PAV ? Le besoin de PAV dépend de la nature des flux. Les habitants des zones d’habitat individuel sont des utilisateurs familiers de la déchetterie de Saint-Ismier pour leurs déchets verts, mais aussi pour les cartons, le papier et le verre (et les encombrants). Il existe par ailleurs pour le verre, et ceci depuis longtemps, des points d’apport pour le tri. Par ailleurs, les lotissements utilisent déjà des poubelles collectives, les PAV les remplaceront-elles ? (par exemple, des conteneurs enterrés pourraient être installés pour le futur lotissement du chemin Pré-Lachat) ? Quelle sera la prise en compte des données locales pour le déploiement des PAV ? Selon quels critères ?

(3) quelle association des habitants aux choix d’implantation : la recommandation parait être d’un PAV pour 100 habitants [lire ici p.2], cela représente plus d’une douzaine de sites dans le quartier du Manival (plus de 60 pour la commune).  L’opposition des habitants à avoir un PAV à proximité immédiate est évidente et déterminée (voir Collectif du Pré-vert). Qui de la municipalité ou des services de la CCLG prendra la décision, avec quelle concertation ?

(4) quel impact sur la TEOM ? Si l’information la plus précise mentionnée dans les délibérations de la CCLG est celle d’une augmentation de 1 à 2 points dans le cas d’une solution mixte, on peut noter que le vice-président de la CCLG, en novembre 2018, allait jusqu’à affirmer que « La TEOM sera doublée pour les communes qui ne souhaitent pas passer en dispositif PAV » [lire ici p.4] et la synthèse de la municipalité à la suite de la rencontre des services techniques évoque quant à elle une augmentation de 2 à 3 points [lire ici p.2]. Outre les incertitudes, tout cela suggère que l’augmentation de la TEOM pourrait ne pas être adossée à un calcul comptable mais politique.

Un élu ne devrait pas dire ça : « les personnes ont une relation fusionnelle avec leur poubelle » [ici p.2], car la conscience de la nécessité de réduire les déchets et de les trier est largement partagée. S’il y a une opposition, c’est moins au principe des PAV qu’à  l’imposition de solutions opaques et sans égards pour les administrés.

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