PAV : l’exception gratianopolitaine

Mise à jour, 6 mars 2019 (Commission déchet CCLG du 29 janvier [lire]) : la mise au point de la CCLG réfute (diapo 23) l’exception que serait l’éloignement de l’industriel du recyclage du papier/carton, cet éloignement est de 530 km et 12/562 km pour Athanor. En revanche, l’exception sur l’usage d’Athanor est confirmée (diapo 24) ainsi que nos remarques sur ce point.


Le choix fait par la communauté de communes Le Grésivaudan (CCLG) pour mettre en œuvre la politique de tri des déchets, dont les objectifs sont définis par la loi de transition énergétique, pourrait-il encore être infléchi ? Le choix actuel impose un tri sur quatre flux : déchets ménagers, verre, fibreux (papiers / cartons), non-fibreux (emballages), et un ramassage par points d’apport volontaire (PAV) ; aux quatre flux seraient associés quatre containers (voir [ici] notre position sur cette approche et ses conséquences).

Il apparaît que ce choix est une singularité dans l’Y grenoblois. Les collectivités intercommunales de l’Y grenoblois (environ 750 000 habitants) ont fait celui de moderniser le centre de tri Athanor de La Tronche. Le nouvel équipement, qui doit être opérationnel à l’horizon 2024, permettra de diminuer la part de l’incinération et d’augmenter celle du tri avec des technologies plus efficientes. La CCLG est partenaire mais, contrairement aux autres communautés de communes, elle ne le sera que partiellement. En effet, alors qu’Athanor permettra de ne pas trier fibreux/non-fibreux en amont, le choix de la CCLG est d’imposer ce tri pour ne diriger vers Athanor que les déchets non-fibreux, et transférer en Allemagne chez la société Khül Entsorgung & Recycling les déchets fibreux ; cette société est située à Karlsruhe (environ 570 km de Crolles).

Ainsi, la raison économique à court terme [lire] parait-elle l’emporter sur la raison écologique à long terme ; quant à la solidarité de l’Y grenoblois, elle est mise à mal. On doit remarquer que le recyclage des déchets fibreux peut constituer une source de matière première pour l’industrie ou d’énergie thermique qui comporte peu de risques de pollution, alors que celui des déchets non fibreux, même avec des moyens modernes, est plus incertain, plus délicat et potentiellement source de pollution si une partie débouche sur de l’incinération. Bref, Khül Entsorgung & Recycling aura la ressource la plus valorisable à traiter…

Pour conclure : ne pas séparer fibreux/non-fibreux diminuerait le nombre de flux et donc de containers. Lorsque le porte-à-porte est retenu (choix mixte), il maintient les actuelles « poubelle verte » – « poubelle grise », le verre étant traité comme il l’est actuellement (PAV actuels et déchetterie). Ce nouvel éclairage sur la question des PAV conforte l’opposition de l’association au déploiement imposé sans concertation ni égard pour les solutions alternatives.

Source : document de travail et de réflexion rédigé par un membre de la commission déchets de la CCLG.
* Grésivaudan, selon l’étymologie traditionnelle romane, provient essentiellement de l’adjectif latin Gratianopolitanus, fondé sur Gratianopolis, nom romain de la cité de Grenoble, mais appliquée à la moyenne vallée de l’Isère (Wikipédia).

 

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